Pascale Paoli Lebailly

Publié le 17/03/26 à 16:45


Éolien flottant : Q Energy prend un tiers du capital du projet Pennavel en Bretagne Sud


L’entreprise Q Energy, détenue par un groupe sud-coréen, devient actionnaire à égalité avec le consortium germano-belge composé d’Elicio France et de BayWa r.e. dans le projet de parc éolien au large de Groix et Belle-Île.


C’est un acteur historique des énergies renouvelables en France et en Europe qui entre dans le capital de Pennavel. Les actionnaires existants du projet de parc éolien flottant de Bretagne Sud (AO5), Elicio France et BayWa r.e., ont ouvert le capital, à hauteur d’un tiers, à Q Energy.


L’arrivée de cette entreprise basée à Avignon, détenue par le sud-coréen Hanwha et qui a développé le projet de parc éolien en mer de Saint-Brieuc, viendra appuyer l’équipe projet pour poursuivre le développement industriel du futur parc, au large de Belle-Île et Groix.


L’année 2025 a été consacrée au renforcement de l’équipe lorientaise d'une quinzaine de personnes, aux débuts du développement industriel et au lancement de l’étude d’impact. En 2026, au moment où la contestation monte parmi la population et certains élus, l’accent sera mis également sur la concertation avec les parties prenantes.


Ambition territoriale et écologique


« Il s’agit d’un investissement stratégique pour Q Energy, autour d’une proximité de valeurs communes », a assuré Ken Ilacqua, directeur Offshore de Q Energy, lors d’une conférence de presse organisée mardi 17 mars à Lorient.


« Nous investissons aujourd’hui pour porter le projet jusqu’à son terme et le faire entrer en phase d’opération. Q Energy a trente ans d’histoire sur le marché français (300 collaborateurs en France, 8,2 gigawatts de projets en Europe). Le groupe possède une expérience en Bretagne, de développement, construction et exploitation de projets qui ont du sens pour les territoires, sur le plan environnemental. Nous apporterons notre expertise dans ce domaine » a-t-il ajouté. 


Par rapport aux estimations précédentes, le coût global et le calendrier du projet restent globalement inchangés, entre 800 millions d’euros et un milliard d’euros, pour une entrée en construction en 2030 et une mise en service en 2032.


« Le fonctionnement du projet n’est pas modifié par l’arrivée de Q Energy. La concertation avec les élus et les habitants est une priorité qui restera menée par l’équipe projet, dont la pertinence du travail a été démontrée depuis plus de 18 mois. Notre objectif est de développer le projet de manière concertée et favorable pour le territoire », a précisé pour sa part Jérôme Hilt, directeur du projet Pennavel.